L'amour est simple, il dort dans les replis de nos travaux. Entre nos gestes, entre nos pensées hésitantes, il emplit tous les vides que nous laissons. Il somnole sur les étagères. Dans le désordre immobile d'une après-midi silencieuse. Plus léger, plus libre et plus insaisissable que les brefs éveils qui parfois nous traversent et font frémir nos chairs. Philippe Mac Leod, La liturgie des saisons